Lancement du projet «Approche écosystémique de la gestion intégrée de l’environnement marin et côtier au Ghana».
Ce projet de deux ans est l’un des trois projets pilotes Mami Wata mis en œuvre dans la région de la Convention d’Abidjan en Afrique de l’Ouest.
Avec le Bénin et la Côte d’Ivoire, le Ghana a été sélectionné pour la mise en œuvre de l’un des trois projets pilotes Mami Wata. Le projet «Approche écosystémique de la gestion intégrée de l’environnement marin et côtier au Ghana» a été lancé le 18 juillet 2018 à Accra et sera mis en œuvre à Ellembelle, dans la région occidentale, jusqu’en 2020.
Le Ghana dispose d’un littoral long de 550 km et d’une zone économique exclusive (ZEE) de plus de 218 000 km², essentielle pour l’économie du pays. Le projet pilote renforcera ainsi les capacités nationales en matière de gestion côtière et marine axées sur les résultats, en élaborant un rapport sur l’état de l’environnement marin (EEM), en identifiant les zones marines d’importance écologique et biologique (ZIEB) et en se fondant sur la planification de spatiale marine (PSM) pour l’attribution des activités de conservation de la nature et ses activités économiques.
L’adoption d’une approche de planification spatiale marine permettra au Ghana d’appliquer des outils de gestion intégrée de manière inclusive. Le processus contribuera en outre à la réalisation de l’objectif stratégique B des Objectifs d’Aichi et l’Objectif de Développement Durable (ODD) 14.
Le lancement du projet a été officialisé par M. Ebenezer Appah-Sampong, directeur exécutif adjoint du service technique de l’Agence de Protection de l’Environnement, par M. Richard Dacosta, chargé de programme à la Convention d’Abidjan, et par M. Christian Neumann, chef de programme à GRID-Arendal (Norvège).
M. Ebenezer Appah-Sampong a déclaré que le projet aidera le Ghana à gérer ses océans et à assurer une planification spatiale marine efficace, tout en abordant certains des problèmes auxquels le secteur est actuellement confronté. Parmi eux figurent les pressions excessives exercées par l’homme sur les ressources marines et les conflits qui résultent de leur exploitation dans l’espace maritime.
Christian Neumann a ajouté que pour appliquer plus largement la gestion intégrée des océans (GIO) dans la région de la Convention d’Abidjan, «le projet renforce les capacités techniques et institutionnelles par le biais d’activités spécialement conçues pour créer des partenariats solides et connectés entre et au sein des pays, des institutions et des parties prenantes”. Richard Dacosta a ajouté que « les expériences tirées du projet pilote faciliteront les recommandations politiques aux niveaux national et régional ».
Le projet sera mis en œuvre par l’Agence de protection de l’environnement (EPA) et financé par l’Initiative internationale pour le climat (IKI) du ministère allemand de l’Environnement, de la Conservation de la Nature et de la Sécurité nucléaire, et sera coordonné par le secrétariat de la Convention d’Abidjan et GRID-Arendal.
Louis PILLE-SCHNEIDER


