20 nouvelles aires marines protégées annoncées en Afrique du Sud
La création de vastes nouvelles AMP est une réalisation majeure en matière de conservation et renforce les liens culturels et spirituels du pays avec ses océans.
Le 23 mai 2019, la ministre sud-africaine des Affaires environnementales, Mme Nomvula Mokonyane, a officiellement annoncé la création de vingt nouvelles aires marines protégées (AMP) dans le pays, conformément à la loi de 2003 sur la gestion environnementale nationale: aires protégées.
Les nouvelles AMP annoncées, qui entreront en vigueur le 1 er août prochain, portent le nombre total d’AMP du territoire Sud-Africain de 25 à 41, et augmentent l’étendue d’océans protégés autour du pays de 0,4% à 5%. En outre, proclamée en 2013, une AMP autour des îles Prince-Edwards constitue la 42e AMP du pays et protège 30% du territoire de l’Afrique du Sud dans l’océan Austral.
Établies le long du littoral de plus de 2850 km du pays, dans les eaux de l’océan Atlantique, de l’océan Indien et de l’océan Austral, les nouvelles AMP contribueront à la préservation de la riche diversité des écosystèmes et des habitats côtiers et marins sur lesquels l’Afrique du Sud s’appuie pour sa sécurité alimentaire, ses moyens de subsistance sécurisés et sa résilience climatique.
L’action de l’Afrique du Sud constitue une réalisation majeure en matière de conservation et une étape importante vers la réalisation de l’Objectif 11 d’Aichi de la Convention sur la diversité biologique, visant à conserver au moins 17% des zones terrestres et des eaux intérieures et 10% des zones côtières et marines d’ici 2020.
Le Dr. Adnan Awad, Directeur de l’International Ocean Institute – Africa, souligne comment « l’expansion récente du réseau d’AMP en Afrique du Sud est l’aboutissement d’années d’efforts intersectoriels diligents et louables, fondés sur de bonnes données scientifiques, qui sous-tendent l’initiative nationale pour l’économie de l’océan (Opération Phakisa). Alors que le pays continue à faire valoir ses intérêts dans le domaine maritime, il est essentiel que les piliers de la recherche, de la conservation et de la durabilité restent en tête de liste. Tout en reconnaissant et en célébrant les progrès réalisés à ce jour, nous devons également reconnaître le poids des pressions sociales et environnementales croissantes, ainsi que la distance qui reste à parcourir pour atteindre les engagements vis-à-vis des ODD et des Objectifs d’Aichi. Ce progrès doit donc être considéré comme un tremplin dans la bonne direction et un modèle pour une expansion et une réplication futures des efforts, à l’échelle nationale et sur le continent africain. Il faut continuer à penser qu’un réseau d’AMP encore plus étendu et bien soutenu peut impliquer et responsabiliser les communautés côtières et catalyser les progrès liés aux ODD, de sorte que l’objectif de 10% soit considéré comme un minimum nécessaire à l’ère de l’émergence de la blue economy ».
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Louis PILLE-SCHNEIDER
Photo: Sencer B. Yilmaz, Unsplash


