Atelier sur l’État de l’Environnement Marin (EEM) au Ghana
Du 24 au 28 juin 2019, un atelier de sollicitation d’expertise sur l’EEM s’est tenu dans le cadre du projet d’Approche écosystémique de la gestion intégrée de l’environnement marin et côtier (EIMCEM).
Un atelier de formation aux processus d’élaboration de Rapports sur l’État de l’Environnement Marin (REEM) a été organisé à Accra (Ghana) par l’Agence de protection de l’environnement (EPA), avec le soutien institutionnel de la Convention d’Abidjan (CA) et de GRID-Arendal (Norvège). L’atelier s’est concentré sur la méthode de sollicitation d’expertise, qui constitue une synthèse des opinions des autorités sur un sujet pour lequel des lacunes subsistent en raison de données insuffisantes.
L’EPA prépare actuellement un REEM axé sur la région occidentale du Ghana (Ahanta West, Nzema East, Ellembelle et Jomoro). Le processus en cours a déjà compris plusieurs ateliers et réunions avec les parties prenantes concernées ,et un projet de REEM pour quatre districts côtiers de la région occidentale du Ghana a été présenté quelques jours avant l’atelier à Accra.
L’utilisation de la méthode de sollicitation d’expertise a permis aux participants et aux formateurs d’enrichir le projet de document et de recueillir l’avis des experts nationaux sur l’état des écosystèmes marins et côtiers et des secteurs socio-économiques qui en dépendent. Environ vingt-cinq experts nationaux et régionaux y ont participé, représentant principalement des gouvernements, des instituts de recherche, des universités et des organisations non gouvernementales. Furent notamment présents, des experts de l’Agence de protection de l’environnement de Sierra Leone (EPA-SL) – Centre d’expertise Mami Wata chargé de renforcer les capacités SoME pour les projets pilotes, de GRID-Arendal et de la Convention d’Abidjan.
Les prochaines étapes, notamment la présentation des résultats aux politiciens, aux régulateurs des utilisateurs de ressources et aux autorités traditionnelles entre autres, dans le cadre d’un atelier de validation, ont été discutées au terme de cinq jours d’atelier. Il a été convenu que les résultats devraient être présentés aux parties prenantes pour assurer une implication continue, et que des produits intuitifs devraient être développés. Il a également été souligné que le processus d’élaboration de REEM devrait être étendu à l’ensemble du pays à un stade ultérieur.
Morten Sørensen, conseiller principal chez GRID-Arendal et formateur durant l’atelier, a déclaré: « Une base de connaissances complète est nécessaire pour gérer les activités humaines dans les écosystèmes marins et côtiers. Le REEM qui résultera du processus en cours, notamment de cet atelier, constituera une contribution importante à la prise des décisions et actions nécessaires visant à harmoniser la santé des écosystèmes et les économies côtières ».
Le Ghana, avec le Bénin et la Côte d’Ivoire, est l’un des trois pays pilotes du projet Mami Wata. Par conséquent, dans un cadre pour la gestion intégrée des océans (GIO), ces trois pays bénéficient d’un soutien pour renforcer leurs capacités et pour développer leurs compétences autour des trois outils suivants: les Zones d’Importance Écologique ou Biologique (ZIEB), les Rapports sur l’État de l’Environnement Marin (REEM), et la Planification Spatiale Marine (PSM).
Louis PILLE-SCHNEIDER
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