International Ocean Institute – South Africa (IOI-SA) – Cours sur la gouvernance des océans pour l’Afrique
Du 2 au 27 septembre 2019, IOI-SA, l’un des centres d’expertise Mami Wata, a organisé son cours annuel sur la gouvernance des océans.
L’International Ocean Institute (IOI) est une organisation non gouvernementale à but non lucratif, indépendante et de renommée mondiale, qui organise des formations et renforce les capacités en matière de gouvernance des océans à l’échelle mondiale. L’International Ocean Institute – African Region (IOI-SA), basé au Cap, en Afrique du Sud, développe des produits de recherche liés aux politiques et à la stratégie, afin de relever les principaux défis de la gouvernance durable des océans à l’appui des communautés, des gouvernements et des organisations internationales. Dans le cadre du projet Mami Wata, IOI-SA est le centre d’expertise (CE) pour la planification spatiale marine (MSP). Il apporte des conseils directs aux trois projets pilotes nationaux au Bénin, en Côte d’Ivoire et au Ghana, ainsi que dans la région étendue de la Convention d’Abidjan.
Septembre est une période cruciale de l’année pour IOI-SA. Le mois est consacré à un cours intensif sur la gouvernance des océans axé sur le continent africain. « Le cours a été organisé pour la première fois en 2013, puis tous les ans de 2015 à 2019. Nous pensons que cette formation est importante non seulement pour la manière dont elle élargit la compréhension de la gouvernance des océans, mais aussi parce qu’elle réunit des personnes de différents horizons professionnels pour partager leurs expériences et pour créer un réseau sans cesse croissant d’ambassadeurs des océans en Afrique », a expliqué Mme. Shannon Hampton, coordinatrice de projet chez IOI-SA.

Cette année, le cours comprenait une série de conférences d’experts (de la société civile, d’institutions gouvernementales et du secteur privé), des sorties sur le terrain – y compris un nettoyage de plage à l’occasion de la Journée mondiale du nettoyage de notre planète, le 21 septembre – et des exercices en groupe, qui ont menés à de riches discussion. Les domaines thématiques abordés comprenaient les cadres et outils de gouvernance, les menaces et les opportunités pour les côtes et les océans, l’écologie et la conservation marine, ainsi que les activités économiques sectorielles et l’économie de l’environnement. Le cours a réuni vingt et un participants venus de dix pays et d’un large éventail de milieux académiques et professionnels. Durant le cours, les participants ont présenté leur propre travaux afin d’aider tout le monde à se familiariser avec les domaines de compétences de chacun.
Mme Dieynaba Seck du Centre de suivi écologique (CSE – Sénégal) et Mme Marie Agathe Banzio du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL – Côte d’Ivoire) ont participé au cours pour renforcer leurs capacités en Gestion intégrée des océans (GIO), et partagé leurs expériences avec des collègues internationaux. Le CSE est un autre CE Mami Wata, chargé de développer les capacités en zones marines d’importance écologique ou biologique (ZIEB) pour les trois projets pilotes nationaux, tandis que le CIAPOL dirige l‘équipe nationale de mise en œuvre du projet de Gestion intégrée des zones marines et côtières d’Abidjan à Assinie (GIAMAA).

Au sujet du cours, Mme Seck, qui a partagé les expériences sénégalaises sur le potentiel des données géospatiales à l’appui de la planification spatiale marine (MSP), a déclaré: « Ce cours était extrêmement utile car il m’a permis d’en apprendre davantage sur les divers aspects de la gouvernance des océans. J’ai particulièrement beaucoup appris sur les outils de gestion. Je suis impatiente de pouvoir mettre en pratique au Sénégal les nouvelles connaissances acquises au cours de ces quatre semaines de formation, mais aussi de les mettre à la disposition des projets pilotes Mami Wata, à travers le soutien apporté par le CSE à l’identification de ZIEBs ».

“Le cours a désormais été organisé 6 fois. Plus de 100 anciens élèves ont pu acquérir une compréhension plus holistique de la gouvernance des océans et ont été exposés à des idées et à des concepts qui ne relèvent pas de leur expérience professionnelle directe, mais qui demeurent très pertinents pour la gestion des océans dans son ensemble », a conclu Mme Hampton.
Louis PILLE-SCHNEIDER
Photographies: Shannon Hampton (IOI-SA)


